Figuratif dans l'abstrait ou l'inverse
C'est une question que nous avons posée à Fanny Parmentier qui expose en ce moment ses encres de Chine. Sa réponse n'a pas tardé : « Que chacun y voie ce qui le frappe. C'est ainsi que là où certains y verront des poissons, d'autres ne découvriront que des courbes. Chacun a sa façon de voir ».
Depuis très longtemps déjà, Fanny est artiste (dans le vrai sens du terme) . Ses premiers pas l'ont amené à réaliser de la peinture de perles sur bois à l'aide de pinceaux puis vernies, technique qu'elle a abandonnée petit à petit pour se tourner ensuite vers autre chose : « Aimant les formes et la précision, je me suis dirigée vers l'encre de Chine ». Il semble qu'elle s'y plaise réellement et qu'elle y a trouvé sa voie, voire son bonheur. Mais peut-être ne se cantonnera-t-elle pas dans cet art qui demande de la précision de tous les instants. Mais quand on aime, on ne regarde pas. Or, elle adore ce genre, cela la relaxe : « Ce qui m'attire, c'est la finesse des traits, la précision, l'équilibre des formes ». Elle pourrait cependant dans le futur tâter de l'aquarelle mais ceci n'est qu'un « pourquoi pas ?». Il est vrai qu'elle s'est déjà employée à la technique du fusain, de la bougie, des émaux. Bien qu'elle s'en défende, elle est toujours en recherche mais s'y installe, du moins pour un temps, lorsqu'elle a trouvé ce qui la touche.
Fanny n'a pas fait l'Académie mais, pour l'instant, elle reçoit des conseils judicieux d'André Geenens du groupe Figures, lequel fait aussi partie du jury de la Biennale de Namur.
Elle ne travaille pas par thèmes. Son travail commence par poser la plume sur le papier et le reste coule de source, spontanément les idées viennent, les formes se précisent et il en sort ce que lui dicte son humeur du moment. Aucune idée préconçue. Elle semble cependant attirée par les fonds marins, témoins sa pieuvre, ses poissons, sa baleine... L'on peut y déceler aussi un monde futuriste, un monde onirique ...toute interprétation est possible.
Son exposition porte bien son nom : « L'encre de Chine et son langage imaginaire ».
Edgard Déplechin
A NOTER : ouverture les samedis 4 et 11 mars et les dimanches 5 et 12 mars de 10 à 12h et de 15 à 19h.
Galerie « Le Chant des Eaux profondes », rue Piquet, 17 – Tournai
Photo : Fanny Parmentier trouve son bonheur dans la précision de ses oeuvres
# posted by Edgard Déplechin @ 1:47 AM 0 comments




