Edouard et François se lanceront dans une expérience enrichissante
Parmi les enfants et jeunes gens qui se rendront à Lonfaye (Malmédy) pour une huitaine de jours, deux petits frères tâteront du mini-camp pour la première fois. Edouard et François Caucheteux, deux petits mousses âgés respectivement de 4,5 et 5,56 ans font partie du patro depuis septembre 2008. Cette année, ils seront 79 à se rendre en leur lieu de campement.: les 4 à 6 ans du 14 au 21 juillet. Quant aux 6 à 17 ans, ils y tiennent leur quartier depuis le 11 jusqu'au 21.
En plus des nombreuses activités qui sont réalisées à Pecq, rue de la Clergerie où ils ont leur local, les « patronnés » profitent chaque année des vacances d'été pour quitter leurs parents en apprenant à vivre une séparation, pas toujours sans pleurs.
Durant cette semaine, ils s'adonneront à divers jeux, promenades dans les bois, jeux de piste, jeux de ballon sans oublier le grand jeu qui réunira l'ensemble, enfants et jeunes.
Cette séparation d'avec les parents, leur apprend à vivre en société, à se priver de télévision ... Dur, dur pour les petits ! Durant le camp, pas question d'entretenir des relations téléphoniques avec les parents. D'après M.Caucheteux, pour l'avoir vécu comme animateur, il trouve que c'est absolument à déconseiller Seule une lettre pourra atténuer la rupture !,
La participation au camp coûte 50 ¤ aux parents des enfants de 4 à 6, 80 ¤ pour 10 jours.
Les Amis du Patro de Pecq
L'asbl « Les Amis du Patro de Pecq » a été constituée en 1994 par des animateurs plus âgés du patro de Pecq avec objectif de construire et gérer des locaux à l'usage prioritaire du patro de Pecq. Cette décision a été prise après plus de dix années d'errance dans divers locaux plus ou moins insalubres de l'entité de pecq, bâtiments paroissiaux, communaux et privés. Ces locaux, jamais fonctionnels, ne permettaient pas aux jeunes animateurs du Patro d'assumer au mieux leur mission d'animation et d'éducation des jeunes.
Le Patro Saint Jean Bosco de Pecq est un mouvement de jeunesse affilié à la Fédération Nationale des Patros (F.N.P.).
Le patro propose une animation chaque samedi après-midi de 14h30 à 17h30, un grand camp annuel durant le mois de juillet, des minis-camps durant certains congés scolaires ainsi qu'une foule d'activités et animations tout au long de l'année (lien vers le site du Patro)
Contact: Rue de la Clergerie, 20-7740 PECQ :
a s b l @ p a t r o d e p e c q . n e t
Impatients de partir
Nous avons trouvé les petits Edouard et François impatients de partir. « Encore combien de fois dodo maman ? » Edouard, le plus grand s'explique avec plaisir : « On va partir en train et là-bas faire des jeux, la cascade, aller dans les bois. C'est la première fois qu'on va au camp du patro ». Difficile de parler de ce qui va seulement arriver surtout lorsque l'on n'a que 5 ans et demi. Aussi avons-nous interviewé les parents. Tous deux sont enchantés de laisser leurs deux petits se débrouiller seuls sans l'aide de maman. « Ils sont encore petits et appellent très vite leur maman pour toutes les choses. A la maison, je joue le rôle de gendarme : fais ceci, fais cela, ne fais pas ceci, ne fais pas ça. Là-bas, ils devront se débrouiller seuls. Il y aura bien sûr des animatrices mais ce n'est pas la même chose que leur maman. Par exemple, ils sont responsables de leurs valises, ils doivent se laver seuls ; s'il fait mauvais, ils doivent décider eux-mêmes d'enfiler leurs bottes, ce n'est pas maman qui leur dit : tiens aujourd'hui il va faire mauvais vous devez mettre vos bottes, ce sont eux qui doivent décider. Si leurs chaussettes sont mouillées, ce sont eux qui doivent les mettre sécher... Le fait d'être séparés de leurs parents va leur apporter de l'indépendance Ils se rendront compte qu'ils n'ont pas toujours besoin de leur maman et qu'ils sauront se débrouiller seuls en maintes occasions : « Tiens maman n'est pas là mais ça marche quand même » trouveront-ils. De plus, ils apprendront à vivre en société, à manger ensemble et, le repas terminé, il devront faire la vaisselle.
Cela fait partie de l'éducation. Nos enfants ne sont pas là pour toujours les tenir à la maison. Il faudra bien les lâcher un jour, préparons-les dès maintenant à cette séparation. », commente justement la maman.
M.Caucheteux a été animateur lorsqu'il était plus jeune, il connaît donc bien les bienfaits que peut apporter ce genre d'expérience. Il connaît les valeurs qu'on enseigne aux enfants : « Ils sont bien occupés, ils participent à des jeux, bricolage.... C'est le meilleur moyen d'apprendre la vie en communauté surtout pour ceux qui n'ont ni frère, ni s½ur. Ils doivent se soumettre aux diverses obligations »
Une crainte cependant : la peur de la grippe mexicaine tout en espérant qu'elle sera vaine.
Edgard Déplechin
Edouard et François, déjà prêts pour la grande aventure !